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Le communisme de guerre - Mar 1 Déc - 21:24

Le communisme de guerre

Intro : En 1914, lorsque la Russie entre en guerre contre les puissances centrales, elle paraît au sommet de sa puissance. En apparence seulement car elle n’est en fait pas du tout capable de résister au choc que constitue le premier conflit mondial. Tout au long de la guerre, la situation économique, politique et sociale du colosse aux pieds d’argile ne cesse de se dégrader. Au printemps 1917, tout s’effondre, c’est la première Révolution russe, une révolution bourgeoise et libérale. Mais les nouveaux dirigeants russes (Kerenski) ne parviennent pas à rétablir la situation, Aussi en octobre 1917 éclate la Révolution bolchévik. Pourtant avec du recul on peut légitimement se demander pourquoi une telle révolution éclate en Russie alors que ce pays est largement constitué de paysans et non d’ouvriers constituant la base du prolétariat révolutionnaire selon l’idéologie marxiste. En arrivant au pouvoir Lénine se retrouve dans une situation inconfortable. Il doit faire face à de nombreuses menaces visant la Russie et est dès le départ très isolé.
Pb : Le communisme de guerre a t’il été dicté à Lénine par la situation dramatique dans laquelle se trouvait la Russie Bolchevik en 1918 ou était-il dès le départ issu d’une volonté de construire une société communiste, avant gout de la dictature Stalinienne ?

I : les conditions d’apparitions du communisme de guerre
Le 3 mars 1918 est signée à Brest-Litovsk le traité du même nom qui assure la paix entre la Russie bolchévik et les puissances centrales. Elle y perd 800 000 km2, ainsi qu’une grande partie de ses ressources minières et agricole, mais dans l’esprit de Lénine la révolution mondiale est en marche et les traités signés se retrouveront rapidement caducs. De plus la situation économique et sociale, au sortir de la première guerre, est désastreuse ; La production industrielle ne représente que 15% en 1918 que celle de 1913. Immédiatement les bolchéviks doivent faire face aux contre-révolutionnaires, ancien partisan du tsar. Mais aussi aux libéraux issu de la première révolution russe et aux Menchéviks l’autre courant communiste qui divergent sur la manière avec laquelle il faut conduire la révolution (Menchévik=minoritaire et Bolchévik=majoritaire en référence aux votes dans les soviets qui ont eu lieu en octobre 1917, à l’issue desquels les Bolchéviks ont entamé la révolution.)
Mais à partir de la fin de l’année 1919, la situation empire puisque les Blancs et les Menchéviks reçoivent l’aide directe des anciens alliés de la Russie tsariste. La France envoie des troupes se battre en Crimée et soutien l’offensive polonaise en Russie. Les Japonais attaquent en Sibérie et les Anglais des troupes vers Mourmansk. A partir de ce moment la Russie bolchévik est attaquée de toute par les forces antirévolutionnaires. Cette situation restera gravée tout au long du siècle dans la mémoire collective du peuple russe et de ses dirigeants en alimentant un profond sentiment de paranoïa, une constante impression d’être la cible de menace. D’où cette volonté permanante de se protéger, appelé communément obsidiannisme ou syndrome de la forteresse. De plus La Russie bolchévik doit faire face à des révoltes paysannes de plus en plus nombreuses.
II : En quoi consiste le communisme de guerre ?
Pour sauver la révolution, Lénine et ses collaborateurs établissent un pouvoir dictatorial. Ils confisquent le pouvoir aux soviets et concentre le pouvoir dans des institutions contrôlées par le parti, le Vesenkha qui s’occupe, par exemple, du ravitaillement de l’armée d’abord puis des villes. Ce pouvoir central s’exerce verticalement et tente d’imposer des décisions par la force. Lénine s’est inspiré de la politique de La Terreur et du comité de salut public qui avaient sauvé la révolution française, en 1793. On réquisitionne la production agricole manu-militari. L’Etat décide la nationalisation de toutes les entreprises de plus de 5 employés. On tente de collectiviser les terres qu’on a confisquées aux anciens nobles et de mettre au pas les paysans en général. La propriété privée est abolie, le but avoué étant de d’abolir le marché. En fait ces prérogatives répondent à deux nécessités pour le régime de Lénine. Elles permettent d’accroître le champ d’actions de L’Etat et de lui donné les moyens nécessaires à la continuation de la guerre et il pose simultanément les bases de communisme (la question que l’on se pose c’est s’il faut croire en la bonne foi de Lénine quand il affirme qu’il n’était pas partisan de décisions aussi brutale, mais parce que les circonstances l’y avaient obligé. Ce qui répondrait à la problématique, si on avait la réponse. En effet Lénine ne cessera de se justifier. A-t’il agis en tant qu’idéologue ou en tant que dictateur pragmatique). L’Etat créé une police politique la Tcheka. (Le régime adopte en cela un caractère totalitaire, ce qui soulève une nouvelle fois la question de la bonne foi de Lénine quand il affirmait qu’il n’avait pas créé ses institutions par gaieté de cœur) Trotski organise l’armée rouge et en prend le commandement. Au plus fort de la guerre elle comptera près de 3 millions de soldats.
On laisse s’effondrer la valeur du rouble. On assiste donc à une véritable démonétarisation de l’économie avec la création des bons du travail qui servent à rémunérer les et font office de ticket de rationnement. En 1923 le budget de L’Etat n’est pas compté en valeur monétaire mais en nature.
III : Le Bilan du communisme de guerre
Progressivement Trotski rétablit la situation. L’armée rouge met à profit sa situation centrale pour vaincre ses ennemis divisés qui ne parviennent pas à coordonner de manière efficace leur effort de guerre. La victoire militaire est acquise dès le début de l’année 1922 et la Russie bolchévik recouvre désormais les frontières de l’ancien Empire russe. Cependant le communisme de guerre, s’il est objectivement parvenu à sauver la Révolution, est un échec en ce qui concerne l’application de ses volets économiques. L’Etat en 1921 ne parvient qu’à contrôler que 40% des biens produits en Russie. Marché noir. Le reste étant écoulé par le biais du p En Mais les révoltes paysannes se font plus intenses. En effet les réquisitions des produits agricoles et la maigreur des récoltes ont engendré de gigantesques famines tuant plus de 7 millions de russes. L’approvisionnement en ville ayant été difficile la population des grandes villes tels que Petrograd a beaucoup diminué (de 1 850 000 à 750 000 de 1913 à 1921. La main d’œuvre industriel aussi (de 3 millions en 1913 à 1,2 millions en 1920. Le pays est exsangue. Devant cette situation les marins de Kronstadt se révoltent. Bien que leur soulèvement ait été brisé dans le sang, Lénine qui les considérait comme l’avant garde de la Révolution décide de changer sa politique. C’est pour lui le signal qu’il est allé trop loin, du coup il fait marche arrière.

Cl : En 1921 la situation extérieure s’est améliorée, la Russie bolchévik est aussi parvenue à écarter le péril intérieur. Mais la situation économique et sociale est désastreuse. Lénine choqué par la révolte des marins de Cronstadt décide d’infléchir sa politique. C’est le début de la NEP

Peut-on parler d’un isolationnisme américain après la première guerre mondiale ? - Mar 17 Nov - 0:06

Intro

Dès les années 1900 l’économie américaine avait pris la première place. Au sortir de la première guerre mondiale, leur position de leader économique n’est pas remise en question, bien au contraire. L a majorité des Etats qui ont eu recours au dirigisme économique pendant la guerre souhaite le retour à la situation d’avant guerre et le rétablissement des fondamentaux, le libéralisme et la doctrine Monroe qui prônait l’isolationnisme.
Si la volonté des américains de s’isoler est réelle, ils ont tenu, bien malgré eux, un rôle primordial à l’élaboration du monde dans les années qui suivirent la première guerre mondiale.
Dans un premier temps, nous tenterons de définir les formes de l’isolationnisme qui a secoué les EUA durant cette période puis nous chercheront à en cerner les limites.

I) les formes de l’isolationnisme américain

Aux Etats Unis surpris mais satisfait de constater en décembre 1918 la rapidité avec laquelle le retour à la paix s’est opéré, renoue avec son programme électoral de 1912 qui faisait de la libre entreprise le fondement de la liberté et supprime rapidement les contrôles et les organismes de gestion de l’économie de guerre, mais est partisan d’une continuité dans la politique extérieurs. Cette volonté de maintenir une influence américaine en Europe lui coutera les élections de 1920. Volonté du peuple « Back to normalicy » ou « America First » est un thème récurrent et ce retour à la normal passe par une tentative de retour aux équilibres d’avant-guerre. Alors que les Etats Unis de Wilson était à l’origine de la paix en Europe et avait lourdement influencé les conditions de sa mise en place par les principes de Wilson en 1917 ou par la création de la société des nations dans laquelle Wilson ne siègera jamais (toujours à cause sa défaite électoral). Ainsi le siège des Etats Unis dans la société des nations restera vacant jusqu’en 1926 (date à laquelle l’Allemagne occupera la place vide). Ils ne participent pas aux concertations internationales visant à finaliser les conditions de la paix (montant des réparations etc.) ni aux conférences visant au rétablissement du SMI (Gênes en 1922) alors qu’ils sont devenus la première puissance financière.
Ils ne participent en fait pas de manière officielle à la mise en place du nouveau SMI, mais plutôt de manière informelle…

II) les limites de cet isolationnisme

Depuis la conférence de Gênes le dollar est élevé au niveau de « devise clé » du nouveau SMI le Gold exchange standart. L’Europe a perdu sa place de premier investisseur qui était la sienne avant 1914. Elle devient la cible privilégiée des capitaux américains qui « débordent des Etats Unis » selon André Siegfried 50% des investissements internationaux dont 31% à destination de l’Europe. Les actifs américains présent su le vieux continent passent de 200 millions en 1913 à 1,5 milliard en 1919 et à 3,15 milliard en 1929.
La crise de 1921 qui coupe le circuit des crédits américain à destination de L’Europe met l’Allemagne dans l’incapacité de payer les réparations qu’elle doit à la France. En conséquence la France cesse de rembourser ses dettes de Guerre. Aussi l’Etat décide d’intervenir en 1924 en octroyant un prêt à la Banque centrale allemande dans le cadre du plan Dawes afin de soutenir l’économie allemande.
le constat d’une économie désormais située au centre du réseau international pivot de l’économie mondiale.
Une économie conquérante et très internationalisée.Puissance des firmes américaines telle Général Motors qui rachète Vauxhall en Angleterre et Opel en Allemagne, la production automobile des Etats Unis représentent 90% de la production mondial. Dans le secteur pétrolier La Standart Oil investit au Mexique au Moyenne Orient où elle concurrence les firmes européennes. Les firmes américaines confortent leur place de leader dans les plantations en Amérique du Sud.
Exportation des valeurs American les débuts du « way of life » Les Etats Unis apparaissent comme le modèle de la réussite du capitalisme.

Conclusion : Cette volonté de retour à la normale alors même que les équilibres d’avant guerre ont été renversé sera à elle aussi un facteur de déséquilibre pour les années à venir.

L'entreprise en France au début du XXème siècle - Mar 13 Oct - 22:19

L’entreprise en France au début du XXème siècle

Intro : La Belle Epoque marque par bien des aspects le début d’un certain déclin de la France dans la scène international. De 1870 à 1914, le poids des échanges français à l’international passe de 12,7% à 7,8%. Le milieu entrepreneurial manque de dynamisme et d’ambition.
La faiblesse des entreprises française est la principale cause du déclin relatif de la France du milieu du XIXème siècle au début du XXème siècle.


I Le modèle de l’entreprise française

En 1850, en France 1,2 millions d’ouvriers et 2,5 millions d’artisans. En 1902 chiffres 4,5 millions et 900 000. 39% des femmes travaillent. Ouvrier=34% des femmes.
Il est caractérisé par une très faible concentration. Un maigre recours au machinisme.
Etablissement de moins de 10 salariés = 1/3 des salariés
Etablissement Moyen = 1/3 des salariés
Grand Etablissement =1/3 des salariés
Il n’y a pas de véritable classe d’entrepreneur tel que les upper middle class en Angleterre. La production est familiale. = faiblesse dans de nombreux secteurs tel que :
-la distribution prédominance de l’épicier.
-Dans l’agriculture 85% des exploitations sont de petites exploitations = entre 5 et 10 ha

II Le climat économique

Tout Français se veut patron, pas de concentration. Le petit patron ne prend pas de risque afin de sauvegarder le patrimoine familial.
+ Mœurs défavorable au capitalisme petit contre gros. On place les économies plutôt que de consommer.
+ Machinisme faible = faible productivité, donc commerce extérieur déficitaire (-1300 millions en 1913).
+ Étroitesse du marché français et déprime démographique.
Pas de débouché de masse. Main d’œuvre trop chère pas assez nombreuse. Double emplois. On fait appelle aux immigrés mais ceci sont rejetés. Tueries d’Aigue Mortes 1893
+Peu d’urbanisation donc pas d’effet de concentration. En 1905 12 villes au dessus de 100 000hab 34780 communes avec 601 avec plus de 5000hab.
Bien que la SARL ait été fondée en 1807, elle ne connait pas de véritable essor.
En 1892 mesures protectionnistes. Tarif Méline

III Les relations patrons-salariés

Il y a une opposition constante entre grand patronat et ouvrier. Les grands patrons français sont paternalistes comme les Schneider. D’où la dépendance de certain ouvrier, car fourniture et logements sont fournies par le patron à l’ouvrier et à sa famille qui travaille parfois entièrement pour lui.
Mais légalisation des syndicats : loi Waldeck - Rousseau de 1884. Syndicat faibles 350 000 syndiqués en France = 7% des salariés en 1911 mais extrémistes. De plus en plus de grèves 1900 : 890 grèves 1910 : 1517 grèves. Ce sont des lieux d’entraide, d’enseignement et de formation (biblio, journaux, cours du soir), de résistance au patronat de coordination des grèves. Conditions de travail et de vie pour les ouvriers des petites et moyennes entreprises pas trop dures, seuls les ouvriers des grandes usines sont défavorisés.
Donc création en 1901 de l’Union des Industries métallurgiques et minières (UIMM). Réuni patrons des houillères, du comité des forges, de la construction navale, des indus mécaniques et électriques. Raison de la création : négocier avec syndicats ouvriers. Première législation d’ensemble en 1900 avec loi des 10 heures. Ces perturbations ne concernent pas la petite entreprise dans laquelle le patron connait son salarié.

Cl :
L’entreprise française du début du siècle est restée prisonnière de ses archaïsmes. Le climat économique est défavorable si on considère le dynamisme de l’Allemagne, ennemi potentiel. La constante opposition entre syndicats et patronat comme en témoigne les nombreuses grèves n’a rien arrangé.


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